Entrepreneuriat
Transformer une idée en projet concret
Une idée ne vaut rien tant qu'elle n'est pas confrontée au réel. Voici la méthode que j'applique.
J'ai beaucoup d'idées et peu de temps. Cette contrainte m'a obligé à construire une méthode pour trier vite et livrer réellement.
1. Écrire le problème avant la solution
Si je ne peux pas formuler le problème en trois phrases, sans mentionner de technologie, l'idée n'est pas mûre. La plupart des projets abandonnés meurent ici, et c'est une bonne nouvelle : ils meurent avant d'avoir coûté quelque chose.
2. Chercher la preuve d'utilité
Je parle à des personnes concernées avant d'écrire une ligne de code. Pas pour demander si l'idée est bonne, mais pour comprendre comment elles font aujourd'hui et ce que cela leur coûte.
3. Définir la plus petite version utile
Pas un prototype de démonstration : une version que quelqu'un peut réellement utiliser, même limitée. Cette contrainte force les arbitrages et empêche l'accumulation de fonctionnalités.
4. Fixer un cadre de temps
Un cycle court, un objectif unique, une échéance. Sans échéance, un projet parallèle s'étire indéfiniment et finit par disparaître sans décision explicite.
5. Décider de continuer ou d'arrêter
À la fin du cycle, je tranche : poursuivre, ajuster ou arrêter. Arrêter n'est pas un échec, c'est une libération de temps pour ce qui fonctionne.
Ce que cette méthode a produit
Obsiden et Inalis existent parce qu'ils ont passé ces cinq filtres. Plusieurs autres idées, parfois séduisantes, se sont arrêtées à la deuxième étape. C'est exactement le rôle de la méthode : protéger le temps disponible pour les projets qui méritent d'aboutir.
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