Réflexions personnelles
Pourquoi la complexité n'est pas une preuve de qualité
Une architecture complexe impressionne. Une architecture simple survit. Ce n'est pas la même performance.
Il existe une tentation constante dans les métiers techniques : démontrer sa compétence par la sophistication. Plus de couches, plus d'outils, plus d'automatisation. Le résultat est souvent brillant sur un schéma et pénible à exploiter.
Le vrai coût de la complexité
- Elle allonge chaque diagnostic d'incident
- Elle réduit le nombre de personnes capables d'intervenir
- Elle rend les évolutions risquées, donc reportées
- Elle survit rarement au départ de celui qui l'a conçue
Un test simple
Une architecture est trop complexe si vous ne pouvez pas l'expliquer en dix minutes à quelqu'un qui devra l'exploiter. Si l'explication nécessite une heure et trois exceptions, le problème n'est pas la compréhension de l'autre : c'est la conception.
Simple ne veut pas dire pauvre
La simplicité n'est pas l'absence de rigueur. Un système simple peut être hautement disponible, bien sécurisé et parfaitement documenté. Ce qu'il évite, c'est la complexité qui ne sert aucun besoin réel, ajoutée par précaution ou par habitude.
Ma règle de travail
Pour chaque composant proposé, je dois pouvoir nommer le besoin qu'il couvre et ce qui se passerait sans lui. Si la réponse est vague, il sort du périmètre. Ce filtre supprime une part surprenante des schémas initiaux.
Ce que cela demande
Assumer la sobriété est parfois inconfortable : elle peut sembler moins ambitieuse. Mais la qualité d'une architecture se mesure trois ans plus tard, quand quelqu'un d'autre doit la faire évoluer sans avoir peur.
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